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Publié le : 29/07/2014

Au matin du dimanche 27 juillet, il ne fut guère compliqué de se lever. De fait, la journée promettait d'être pleine de découvertes à en juger par un programme des plus chargés. Mais impossible pour nous de partir à l'aventure sans déguster au préalable les croissants, pains au chocolat et pâtisseries diverses constituant notre petit-déjeuner. Une fois les papilles en émoi et le ventre plein, nous pouvions embarquer à bord des autocars, en direction de Cluny.


Cluny est aujourd'hui encore connue comme étant l'un des pôles religieux de France, si ce n'est d'Europe de l'ouest, durant son âge d'or. La raison est simple, l'ordre du Clergé qui habitait les lieux n'avait à répondre qu'au seul joug du Pape lui-même et ne reconnaissait aucune autre autorité, en faveur d'une extrême indépendance. 


C'eut comme effet d'attirer en masse des moines provenant de régions aussi diverses que leur nombre était important, propulsant la ville de Cluny vers une gloire encore inouïe. Et cela se lit aujourd'hui encore dans le paysage de la ville, d'où notre visite. Nous eurent l'occasion d'errer au milieu des vestiges de ce qui fut l'une des plus imposante abbayes que le monde ait connu. A titre indicatif, aujourd'hui il ne reste que 10% de l'édifice originel, et pourtant ces 10% restent de taille remarquable. On imagine alors longer des murs de dizaines de mètres de hauteurs pour ensuite se plaire à transposer les reconstitutions en images de synthèse à la réalité et à ce qui nous entoure. Suite à quoi nous visitâmes le musée, qui a pour vocation d'entourer et de protéger ce qui reste de l'abbaye.


 Et il y parvient au moyen d'un subtile mélange entre la modernité des locaux alternant avec les sections préservées. Nous déambulâmes ainsi le long de baies vitrées pour tout à coup déboucher sur le cloître et ainsi poursuivre la visite. Tout à fait remarquable, la visite en vaut la peine, ne serait-ce que pour voir les reconstitutions proposées aux visiteurs. Puis nous arrivons au pied du clocher qui survécu au passage du temps pour ensuite se rappeler que ce n'est qu'une des nombreuses parties de l'abbaye initial. Et c'est alors que nous réalisons pleinement l'étendue du gigantisme de l'édifice. Sur le chemin du départ, nous vîmes les jardins et la façade du monastère, tout deux parfaitement conservés.


Nous étions de retour pour déjeuner à bord. Dès lors, le M.S. Van Gogh ne mit guère de temps à se mettre en route. Pour atteindre Mâcon, nous avions remonté la Saône, dorénavant nous allions suivre son cours, pour rejoindre le Rhône. Ce qui signifiait que nous allions traverser Lyon. Mais avant cela, après quelques heures de navigation, nous firent escale à la ville de Trévoux. Située sur le flanc d'une colline bordant la rivière, atteindre son point culminant promettait un beau panorama.Et de fait, après avoir affronté le dénivelé, la récompense fut largement à la hauteur. A nos pieds s'étendaient la Saône et les contrées environnantes à perte de vue, avec, comme premier plan, les ruelles escarpées de la vieille-ville.


 De là-haut, même le M.S. Van Gogh et le M.S. Mistral, amarrés bord à bord, étaient visibles. Il apparût que la ville comptait son propre château fort, non loin de ce panorama. Le quartier-libre étant suffisamment long, certains prirent la peine d'en faire la visite guidée pour entendre l'histoire de l'édifice. Edifice qui compte une tour datant d'avant l'invention de la bombarde, donc du XIVème siècle. Du haut de cette tour était encore visible la Saône et ses alentours, mais aussi tout ce qui nous entourait. En réalité, c'était là un impressionnant panorama à 360°. En repartant, nous prîmes plaisir à vagabonder dans les rues à flanc de colline de la ville pour au final rejoindre le navire et quitter les lieux.


Puis vint la traversée de Lyon aux alentours de 20h. C'était là l'occasion unique de revoir les plus beaux quartiers de la ville depuis un point de vue encore inédit. Ainsi nous naviguâmes sur la Saône qui traverse le vieux quartier, aux pieds de la basilique de Fervière, dominant les environs. Nous vîmes de magnifiques maisons et bâtisses diverses à flancs de colline, parvenant à apparaître au-delà de la cime des toitures centenaires de la vieille-ville. Nous rencontrèrent des pontsaussi nombreux qu'uniques. Certains sont piétons, certains non. Certains sont centenaires. certains datent d'hier. Quel paysage urbain magnifique lorsque, face à nous, la rivière s'écoule, les ponts se rapprochent et se suivent tandis que la ville elle-même représente le cadre et la limite de notre vision. Prenez garde tout de même, certains de ces ponts passent au plus près de nos têtes, il n'est parfois question que de quelques centimètres, littéralement. Puis nous finîmes par déboucher hors de la cité et de ses collines, heureux mais à la fois envieux d'y retourner, comme si l'on réclamait un second tour de manège. Mais déjà, Lyon se perdait dans l'horizon et notre aventure se poursuivait.


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