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Publié le : 31/08/2014

Depuis le Guadalquivir, visiter Cadix et rencontrer un matador

La veille, après avoir visité Séville, nous avions navigué pour atteindre Cadix, ville portuaire située sur une presqu'île entourée par l'océan atlantique. C'est là ce que nous découvrîmes, au cours d'une matinée de visite guidée à pieds. Mais d'abord, rien de tel qu'un petit déjeuner sous forme de buffet pour bien entamer la journée. Et c'est ainsi que, largement rassasiés, nous rejoignirent les guides qui nous attendaient, sur les quais, à la sortie du navire de croisière qu'est le M.S. La Belle de Cadix.


En émergeant hors du port, nous firent une courte halte, le temps d'apprécier la première des nombreuses places que nous verrions aujourd'hui. Celle-ci était la Place de Séville, magnifiée par une imposante fontaine au débit considérable. De là, nous ne tardâmes pas à aboutir sur la place principale de la ville. S'y trouve l'hôtel de ville, mais aussi plusieurs jets d'eau, s'animant alternativement ou simultanément. 


Le soir venu, ils s'illuminent alors de diverses couleurs pour, à heures fixes, s'adonner à un jeu d'eau, de lumière et de son pour quelques minutes. Notre visite se poursuivit ensuite le long de la côte et du port, où nous vîmes quelques uns des bâtiments officiels que compte la ville, indiqués par les drapeaux espagnols, andalous et aux couleurs de la ville sur la devanture. Non loin de là, se trouvait la place d'Espagne, magnifiquement enclavée par sa végétation mais surtout connue de tous pour son mémorial en souvenir de la guerre d'indépendance espagnole comme à la gloire de la république. C'est un monument de marbre blanc en forme de demi-cercle sur lequel on découvre nombre de sculptures et d'allusions historiques. Seules deux statues ne sont pas en marbre, sans pour autant déteindre sur la beauté de l'ensemble. Le temps pour nous d'en faire le tour, d'en apprendre l'histoire et nous poursuivions notre route à travers la ville de Cadix. Entre deux places, qu'elles soient sous couvert des arbres aussi divers qu'exotiques ou bien glorifiée par un édifice séculaire, un monument ou une statue, nous prenons un plaisir considérable à flâner dans les rues. Il est impossible de décrire Cadix sans évoquer l'homogénéité et l'uniformité qui y règne. Dans le cœur historique de la ville, aucun immeuble de béton ou d'acier vient esquinter une unité formée par de hautes maisons, aux proportions toutes quasi identiques, aux couleurs vives, et aux balcons nombreux et apparents. Impossible de ne pas succomber au charme, à l'atmosphère et à la quiétude de ses rues, qui semblent suspendues dans le temps.


 Mais déjà, la matinée touchait à son terme, et le M.S. La Belle de Cadix nous attendait. Alors, pour achever en beauté ce qui fut irréprochable jusque là, nous sortirent hors des rues pittoresques de Cadix pour faire face à la cathédrale de la ville. Splendide de par sa blancheur, il fallut plus d'un siècle pour la bâtir. C'est d'ailleurs visible puisque la base de l'édifice est fait en marbre, tandis qu'au moment de l'achever, c'est une pierre calcaire qui fut employée. Au pied de l'imposante cathédrale s'étend un marché andalou composé de nombreux baraquements aux produits en plus grande quantité encore. Et c'est sur ce paysage urbain inoubliable que nous retournions sur le navire, non loin de là. Mais notre journée ne s'achevait pas pour autant.


L'après-midi, nous irions à la rencontre d'un ancien matador étant aujourd'hui devenu éleveur de taureaux de combat ainsi que de chevaux. C'est depuis une arène, totalement dédiée à la venue de visiteurs, que nous pouvions apprécier le spectacle. Tout d'abord, un membre de la famille du dit matador vint nous accueillir, en habit traditionnel andalou pour ensuite rejoindre d'autres cavaliers, à quelques centaines de mettre de là. Autour d'eux se trouvait un important échantillon du troupeau, qu'ils avaient rameuté et menèrent ensuite jusqu'à nous, dans l'arène. Nous purent alors apprécier la cavalcade de ces bergers au bétail féroce. Une fois arrivés face à nous, nous apprîmes comment fonctionnait un tel domaine, et en quoi consistait leur travail, autant auprès des bêtes, qu'ensuite auprès des organisateurs de corrida. Puis les bœufs et taureaux laissèrent leur place à un autre troupeau, aussi essentiel à la pérennité de la tauromachie, mais au rôle sensiblement différent. Galopaient vers nous plusieurs dizaines de chevaux, si caractéristiques de l'Andalousie, et reconnaissable, pour certains par leurs blanches crinières. Puis nous quittèrent le domaine, reconnaissants pour cette immersion dans le monde de la corrida. Mais avant de rentrer, nous firent une courte halte, le temps de visiter la belle ville de Jerez, où l'on trouve encore quelques remparts, abritant durant l'été des festivals de musiques divers. Nous découvrîmes aussi une chapelle traditionnelle, présente sur la même place qu'un autre bâtiment à la façade richement décorée. Puis déjà, nous reprîmes la route du M.S. La Belle de Cadix, heureux d'avoir vécu une très belle journée, riche en découvertes.


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