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Publié le : 29/09/2014

Murano et Burano, ultime étape d'un périple long de deux mois

Après plusieurs jours de croisière passés à naviguer sur le Pô à bord du M.S. Michelangelo, nous avions déjà découvert quelque uns des plus beaux sites d'Italie. Pour autant, cette journée promettait, elle aussi d'être inoubliable avec, au programme de la matinée, un temps-libre dans la petite ville portuaire de Chioggia. Tandis que l'après-midi, nous la passerions à naviguer entre Murano et Burano, deux îles faisant partie de la lagune de Venise. Chacune s'illustre par son artisanat ainsi que par sa beauté, rappelant à ses visiteurs que Venise n'est pas le seul joyaux des alentours.


C'est avec Chioggia que cette journée débuterait, entre ses vieux bateaux de pêche, l'immanquable son du craquement du bois malmené et le bruissement du vent. 


L'horizon bleuté de la lagune offrait une limite à cette belle vision de la ville, aux maisons toujours aussi colorées. Voilà le cadre pittoresque qui s'offrait à nous pour que chacun puisse choisir de s'installer ou de s'aventurer entre les canaux de la ville. On y découvrit alors une paisible ville, vivant au rythme de l'eau qui la traverse. Les ponts s'y font aussi rares que ceux qui les empruntent et on comprend alors qu'évoquer Chioggia revient à parler de quiétude, de calme et de sérénité. Soit autant d'attributs dont nous profitâmes le temps d'une matinée. D'autant plus qu'une surprise nous était réservée avant d'entamer notre après-midi dans la lagune.  Retournant à Venise, le M.S. Michelangelo devait d'abord traverser la ville avant de s'amarrer au quai qui lui était réservé. Ainsi un panorama unique sur la cité des doges s'offrirait à nous au cours de cette traversée. Depuis les eaux, nous voyions défiler monuments - dont la place Saint Marc-, églises et canaux dont la ville en compte tant. Au final, c'est Venise elle-même que nous apprécions alors, sous son plus beau jour.


Lorsque l'après-midi débutait et que le déjeuner était déjà consommé à bord du M.S. Michelangelo, nous pouvions repartir en excursion. Pour ce faire, il suffisait de quitter notre navire pour rejoindre ceux qui nous attendaient sur le même quai. De fait, il est impossible de rejoindre les autres îles de la lagune, si ce n'est qu'en bateau. Ainsi donc nous nous dirigions vers Murano, première étape de cette après-midi. C'est à mesure que nous naviguions que le paysage alentour se dessinait pour que, mètre après mètre, nous devinions Murano, son phare, ses habitations et son grand canal. Pour autant, la renommée de cette île très pittoresque ne repose pas seulement sur son extraordinaire beauté, mais aussi sur son artisanat. 


Qui n'a jamais entendu parler des souffleurs de verre de Murano ? Souffleurs que nous nous apprêtions à découvrir au cœur même de leur univers puisque, déjà, nous prenions place sur les bancs d'un atelier de verrerie. Tandis que la théorie était assurée par les commentaires de notre guide, la pratique reposait sur l'artisan souffleur qui s'exerçait sous nos yeux. C'est d'abord un vase qu'il forma au moyen d'habiles coups de cisaille et d'instruments spécifiques. En quelques instants, nous vîmes se former une œuvre d'art qui n'était il y a encore quelques minutes qu'une boule incandescente. Puis le souffleur de verre qui faisait face à nos yeux ébahis recommença une nouvelle pièce, pièce qu'il acheva encore plus rapidement. Nous venions de voir apparaître un cheval de verre.


Murano se perdait déjà à l'horizon lorsque nous atteignions Burano, petit village de pêcheur réputé non pas pour sa verrerie, mais pour sa travail de la dentelle. C'est en tout cas ce que nous nous attendions à découvrir lorsque nous mirent pied à terre. En réalité, ce fut une explosion de couleurs qui nous accueillit. Se reflétait dans l'eau des canaux les vives pigmentations des maisons adjacentes. Venise et Murano nous régalaient déjà de ce défilé des couleurs, mais c'est sans nul doute Burano qui remporte la palme de l'excellence. A chaque détour, ce sont de nouvelles couleurs que nous découvrons au bord de nouveaux canaux traversés de ponts encore inédits. Entre deux boutiques de dentelle, nul doute qu'on aimera se perdre dans les petites ruelles de ce village de pêcheurs. On y trouve autant de calme que de beauté, alors pourquoi ne pas s'y aventurer ? De retour sur le M.S. Michelangelo, à Venise, c'est un somptueux coucher de soleil qui vint marquer la fin de cette croisière, et de ce Photo Tour pour moi.


A cette occasion, je tiens à remercier du fond du cœur les équipages de chacun des navires de CroisiEurope qui m'ont porté à travers l'Europe pendant deux mois aussi riches qu'inoubliables. Alors merci à l'équipage du M.S. Symphonie, Vivaldi, Botticelli, Cyrano de Bergerac, Van Gogh, Vasco Da Gama, La Belle de Cadix et enfin, le Michelangelo. Merci de m'avoir fait vivre tant de choses. Et bien sûr, merci à Lucas Schmitter et Axel Araskiewicz de CroisiEurope qui ont rendu ce stage réalisable et qui m'ont épaulé tout du long. Je leur en suis à jamais reconnaissant. Enfin, merci à vous, mes chers lecteurs. Votre nombre à grandi tout au long du photoreportage, mais le simple fait qu'un seul d'entre vous estime que mon travail en vaille la peine me comble déjà de bonheur et de fierté.

Pour autant, même si le Photo Tour s'est achevé, le blog continuera à vivre régulièrement, chaque semaine, au gréé d'un nouvel article. Alors merci, et à bientôt.


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