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Publié le : 02/08/2014

Naviguer sur le Rhône, de l'Empire romain à la Camargue

Depuis le début de cette croisière sur le Rhône, nous découvrîmes une région au patrimoine chargé et à l'histoire millénaire. Sans le savoir, nous nous sommes engagés sur les traces des Romains et de leur empire. La journée d'aujourd'hui ne manquerait pas de nous conforter dans cette idée, notamment avec Arles.


Arles est, à l'origine, une ville gallo-romaine datant du Ier siècle avant Jésus Christ. Ayant de bonnes relations avec Rome à cette époque, la cité grandit, puis prospéra. C'est pourquoi, aujourd'hui encore, s'y trouvent des monuments, mais aussi un charme, provenant tout droit de l'antiquité. Une fois les murailles, symbole d'opulence plus que de force militaire, dépassées, nous ne tardîmes pas à voir apparaître l'amphithéâtre entre les maisons. Tout à coup ramenés des millénaires en arrière, se dressait face à nous un monument à la gloire de Rome, symbole d'une époque révolue. Il était coutume de penser que le pain et les jeux étaient tout ce dont la population se souciait. L'imposant édifice que nous découvrions à ce moment même avait pour usage d'accueillir ses jeux, dont les plus connus sont les joutes de gladiateurs. Jusqu'à 20 000 spectateurs venaient se presser sur les estrades circulaires, surmontées par les arches si caractéristiques. Aujourd'hui encore, on vient s'y rassembler pour assister aux spectacles proposés fréquemment. Au final, on ne sait trop ce qui est le plus respectable, la beauté et l'importance de l'édifice, ou son âge.

 


Pour la suite de la visite, nous resterions au cœur de la Rome antique. A quelques pas de là se trouve le théâtre de la ville, où l'on s'y amusait aussi, mais par la biais de comédies, de tragédies et de satyres. De taille plus restreintes, 10 000 personnes pouvaient tout de même s'y réunir. Le temps a fait son oeuvre, et il ne reste maintenant plus que des vestiges. 


Même si les gradins restent de taille considérable, il faut imaginer, qu'autrefois, leur hauteur était triple. Il faut imaginer le toit qui protégeait les spectateurs. Il faut imaginer les murs entourant la scène et les coulisses. De ces murs, il ne reste que deux piliers et des dizaines de socles, là où il y en avait une centaine. Plus loin, nous arrivèrent à la place principale d'Arles, qui compte son propre obélisque. On y trouve aussi deux églises d'origine et d'époque différentes, se faisant face. En résulte une belle place, magnifiée par les divers monuments qui la compose. Les ruelles adjacentes valent aussi le coup d'œil, c'est pourquoi nous achevâmes cette visite en les parcourant, à la recherches des plus anciennes et des plus belles bâtisses. La matinée s'acheva au cœur d'une exploitation d'olives aux abords d'Arles, où nous vinrent à la rencontre du propriétaire des lieux. Au moyen d'une visite du domaine, il sut nous faire partager sa passion et rendre son produit unique. Ce qu'il nous prouva au moyen d'une dégustation de l'huile de d'olives, mais aussi de tapenades diverses. De quoi nous mettre en appétit, la matinée touchant à sa fin.


 

Après avoir déjeuner, nous prîmes le bus. Notre destination, la Camargue, véritable havre hispanique dans le Sud de la France. Terre consacrées au culte des chevaux, les haras s'alignent le long de la route, comme si tout à coup, nous découvrions un tout nouveau pays. 


Cette découverte débuta avec un safari des plus inattendus. Il n'est pas question ici de lions, d'éléphants ou de girafes. Mais bien de chevaux et taureaux divers, proches de l'état sauvage, seuls au milieu d'immenses plaines, s'étendant à perte de vue. Rares sont les arbres, largement remplacés par de courtes herbes se perdant à l'horizon. Nous roulâmes quelques temps dans le parc naturel de Camargue, à la recherche des flamants roses autant que des chevaux. 


Puis nous firent une halte à Saintes-Maries-de-la-Mer, capitale de la Camargue aux couleurs dignent de l'Andalousie. Le style est aux blanches et basses maisons que nous découvrîmes le temps d'un quartier libre.  L'église fortifiée ne fait pas exception à la règle, et se plie au même style que la ville. Cependant, elle est plus remarquable encore de par son intérieur, et sa vierge noire. A voir, si vous faites une halte à Saintes-Maries-de-la-Mer.


 

Nous repartîmes alors, profitant du paysage camarguais sur le chemin retour. Nous rejoindrions le navire, non plus à Arles, mais à Avignon. En arrivant à bord, nous pouvions déjà apprécier la beauté de la ville fortifiée, derrière ses hauts remparts. Sa visite serait pour la matinée de demain. Mais ce soir, nous danserions au rythme enflammé du groupe folklorique qui vint nous rendre visite. Départ assuré en Espagne, autant au son des guitares que des claquettes de la danseuse. L'ambiance était au rendez-vous, et la soirée s'acheva sous les applaudissements d'un public ravi.


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