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Publié le : 03/08/2014

Arrêt à Avignon, la légendaire cité médiévale

Déjà la veille, nous pouvions admirer depuis le M.S. Van Gogh la beauté de la ville d'Avignon, à l'ombre de ses imposantes murailles. N'en dépassait que les toitures des plus hautes bâtisses, elles-mêmes tournées au ridicule par le palais des Papes. En hauteur, l'édifice dominait toute la cité, l'écrasait presque. Et si vous ne l'aviez pas remarqué, la statue aux reflets d'or montée sur la plus haute tour ne saurait, elle, passer inaperçue. Autant dire que la visite de ce matin s'annonçait merveilleuse.


Dès la sortie du navire, sur les quais, notre guide nous attendait pour débuter. Ce que nous fîmes en longeant la rive du Rhône, jusqu'à atteindre le célèbre pont d'Avignon. Le temps d'une courte halte, nous en apprîmes plus sur son histoire et l'origine de sa renommée, dont il faut remercier le compositeur parisien qui est l'auteur de la chanson à l'occasion d'un ballet. Et enfin, nous pouvions franchir les imposantes murailles, larges de plusieurs mètres et incroyablement bien conservées. Nous venions de pénétrer dans une des plus vieilles villes d'Europe. Autant dire que c'était largement dans le paysage urbain, où se confondaient les époques et les âges. Les ruelles y sont aussi belles que les monuments. Et c'est alors, qu'en émergeant d'un escalier en pierre, nous virent apparaître la Palais des Papes, refuge catholique d'une époque troublée.


Immensément grand, nous sommes bien loin du château exigu, froid et humide. Nous avions en face de nous l'un des plus beaux édifices de tout un âge. Seule sa beauté équivaut à son gigantisme. S'en élèvent des tours, toutes plus proches de crever les cieux, mais aucune autant que celle surmontée de la sculpture d'or. Aux pieds de ce Palais, je me demandais alors si je n'avais jamais vu pareil édifice. Bien entendu, la cathédrale de Cologne m'avait sidéré de par sa démesure mais à ce moment précis, rien n'égalait le Palais des Papes. Sans tarder plus que nécessaire, nous pénétrâmes au cœur de l'édifice pour une visite guidée approfondie. 


Rapidement, nous débouchâmes sur un magnifique cloître, rappelant que l'édifice n'est pas qu'un monstre d'architecture, mais aussi le cœur du christianisme, fut une époque. Nous découvrîmes aussi l'exposition d'art et de vestiges qui accompagnerait notre visite. Une maquette du Palais en faisait partie, achevant de nous convaincre de son manque d'étroitesse. Nous parcoururent ensuite les niveaux supérieurs, nous rapprochant de plus en plus des quartiers des Papes. Mais d'abord, ce sont les salles de banquets et les cuisines que nous découvririons Cuisines qui avaient chacune leur propre spécialité, l'une s'occupe des viandes et des poissons, l'autre des desserts et ainsi de suite. Sidérant. S'enchaînèrent encore quelques pièces à l'emploi varié, et alors nous parvinrent aux quartiers du Pape. Depuis tous ces siècles, aucune rénovation n'y a été faite, hormis celles vitales. Si bien que nous admirons les fresques murales qui étaient le quotidien de l'élite religieuse. Le mobilier est retourné à Rome, en même temps que les Papes, mais les pièces et leurs décorations sont toujours là, vestiges d'une époque révolue.


Une fois la visite achevée, nous pouvions encore profiter d'Avignon à notre guise. Jusqu'au déjeuner, nous étions parfaitement libre d'errer comme bon il nous semblait, dans la plus grande anarchie. Très fréquemment, à presque chaque détour, nous pouvions être surpris par une nouvelle curiosité, que ce soit une église, une bâtisse moyenâgeuse ou une belle place. D'ailleurs, au beau milieu de l'une de ces places s'élève une tour unique et en parfait état. Voilà ce qu'est Avignon, un concentré de patrimoine s'étant parfaitement adapté à son évolution. Toujours encore, nous y vivons en harmonie avec ces murailles, ces châteaux et ces tours. Il est magnifique qu'on sut s'adapter à cette cité médiévale sans pour autant lui nuire. Nous quittâmes la ville et ses murailles le sourire aux lèvres, loin d'être déçus, tout au contraire.


Une après-midi de navigation nous attendait. Mais une fois n'est pas coutume, le soir venue et le dîner savouré, nous firent escale à Viviers, qu'il serait possible de découvrir au cours d'une visite guidée. La ville est réputée pour deux raisons. La première, parce qu'on y trouve la plus petite cathédrale de France. La seconde, pour sa ville-haute. Terme savamment sélectionné étant donné que la ville est bâtie sur et autour d'un à-pic rocheux. 


Cité millénaire, et colonie romaine, elle a su se souvenir de son histoire, la rendant aussi riche à visiter que belle à voir. Mais c'est une fois le belvédère atteint que l'on en prend pleinement conscience. A nos pieds s'étendent les ramifications de la ville tandis qu'à l'horizon, au-delà des collines et des arbres, le soleil rayonnait quelques minutes encore, nous plongeant dans une mi-obscurité orangée. Nul autre choix pour nous que de se plier à cette contemplation, conscients que nous vivions un moment magique. Certains poursuivirent leur route une fois les dernières lueurs disparues, mais je restais alors, pour voir la ville s'illuminer.


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