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Publié le : 03/07/2014

Le Rhin romantique, paysage d'exception

Amarré aux quais de Coblence pour la nuit, le M.S. Symphonie lèverait l'ancre dès les premières lueurs du jour, c'est-à-dire à 5h30 du matin. C'était à partir de cette ville que l'attraction de la journée, si ce n'est de la croisière, allait débuter : le Rhin romantique. Dès lors, le personnel employé à la navigation ne serait pas le seul à se lever à une heure si matinale, je fis de même dans l'idée d'immortaliser ce qui serait parmi les plus beaux passages de cette croisière.


Déjà à 5h30, au moment du départ du navire, les premiers rayons de soleil se projetaient dans les eaux du Rhin, offrant une ambiance exceptionnelle à notre départ de Coblence. Nous fallut-il à peine dix minutes de navigation hors de la ville pour apercevoir le premier d'une longue série de châteaux. Dans les hauteurs de la rive droite, une blanche forteresse se tenait. Autant un gage de bienvenue dans une contrée magnifique, qu'un rappel d'une époque bien plus tumultueuse, elle nous toisait. Cinq minutes plus tard, si ce n'est moins, nous pouvions voir se dessiner, dans les brumes du matin, un autre château, sur la rive gauche. Nous voilà bien dans le Rhin romantique, qui, en environ 50 kilomètres, compte plus de 30 châteaux.

Et ces édifices ne sont pas les seules beautés que cette partie du Rhin recèle. Immense région viticole, nous ne tardions pas à voir les si caractéristiques vignobles, à flanc de collines, sur chaque rive. Présentes en masse, peu importe le degré d'inclinaison de la pente, ces vignes régissent le paysage et font du vert une couleur omniprésente.Ce paysage quasi-uniforme trouvait comme seule rupture la présence ponctuelle de hameaux le long des rives. Toujours dans des tons très clairs, ces villages sont aussi l'occasion de voir de vieilles bâtissent a colombage, mais aussi des églises et monuments historiques, sans bien sûr oublier une ou deux forteresses, surplombant les habitations. A rythme régulier, nous avancions donc paisiblement, de village en village, séparés par des vignobles et veillés par des gardes centenaires.


 

C'est alors qu'au détour d'un coude du fleuve mythique, nous découvrions l'origine d'une partie de son mythe : le rocher de Lorelei et sa statue. La sirène du Rhin, comme on l'appelle aussi, aurait la capacité, de par son extraordinaire beauté, de charmer et noyer l'équipage d'un navire, en le faisant chavirer. A l'origine, la statue de la sirène se situait sur le rocher lui-même, mais a finalement été descendu au niveau du Rhin, pour être bien plus visible.


 

D'ailleurs, qu'il était agréable de pouvoir rester confortablement installés, sur les transats du pont soleil, et de n'avoir qu'à admirer le paysage défiler sous nos yeux. Tout étant largement visible depuis le navire de CroisiEurope, il suffisait de profiter du beau temps et du paysage somptueux. Ce que je fis sans réserve puisque c'était là mes derniers moments à bord du M.S. Symphonie. Je quittais le navire prématurément pour rentrer à Strasbourg et, dès le lendemain, repartir à l'aventure, à Budapest cette fois.

 

La nuit, je la passa dans la Villa Novarina, qui tient son nom d'un architecte des années 80-90. Egalement à la base de la conception du bâtiment, c'est là un hôtel très exclusif, prodiguant des prestations d'exception. L'union y est faite entre une partie historique, proche du style d'origine de l'architecte, et une autre bien plus moderne. Le confort et l'élégance règnent dans le bâtiment, quels que soient vos préférences. La chambre, plus que spacieuse, était remarquable de par sa modernité - que ce soit à travers ses couleurs (Noir et Blanc) ou son mobilier - que de par son luxe. Spa et piscine extérieur sont également à l'entière disposition du client. Il est bon de voir que, hors des grands groupes d'hôtellerie, des établissements autonomes proposent un accueil, un charme et des services qui en font leur singularité. Le seul inconvénient est que je n'ai guère pu profiter ce lieu plus longtemps. Au matin, je m'en allais déjà, direction l'aéroport. Budapest et les portes de fer nous attendent.

 

N.B. Je souhaite tout particulièrement remercier l'équipage du M.S. Symphonie, qui m'a accueillit à bord comme l'un des leurs. Je garderai des souvenirs et une gratitude impérissables. Merci à eux.


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