Vous êtes en United States ? Visitez notre site français.
Publié le : 11/07/2014

Naviguer entre les Portes de Fer, une expérience unique

Il ne fut absolument pas ardu de se lever en ce matin du 5 juillet. La raison était simple: aujourd'hui nous verrions les Portes de Fer, paroxysme de cette croisière. Avec Budapest, bien entendu, d'où le nom du voyage : Budapest et les Portes de Fer, j'imagine. Mais pas tout de suite, d'abord nous passerions la matinée en excursion. Et pas n'importe où, mais aux Thermes d'Hercule.


Considéré comme le plus beau site en Europe par l'Empire Romain, cette station balnéaire se trouve en Roumanie et jouit de plusieurs siècles d'existence. Aujourd'hui encore, hôtels et infrastructures touristiques font de ce site une attraction reconnue. D'ailleurs, son seul intérêt n'est pas l'influence romaine, puis autrichienne qui habite le village, c'est aussi son emplacement géographique d'exception. Les eaux alimentant les thermes existent depuis des milliers d'années, ce qui a aboutit à la création de l'actuelle vallée. 


Et quel paysage impressionnant ! D'immenses falaises rocheuses au crâne étoffé d'arbres nous bordent de chaque côté, créant un paysage au gigantisme n'ayant comme équivalence que sa beauté. La rivière qui s'écoule nourrit les arbres et sonne à nos oreilles aussi clairement que ses eaux peuvent l'être, tandis que montagnes et falaises s'étendent à perte de vue. Mais nous ne pouvions pas rester très longtemps, et avant de retourner à bord du M.S. Vivaldi, une courte visite d'une église orthodoxe très particulière serait faite. Non seulement elle a été bâtie sous le communisme, ce qui en soit est déjà un exploit, mais en plus elle est dotée d'un design tout à fait extraordinaire, au sens premier du terme.


Suite à quoi nous embarquions pour quitter la Roumanie. Dès le déjeuner consommé avec plaisir, nous nous dirigeâmes sur le pont soleil pour, tranquillement, s'installer sur les transats et patienter d'ici aux Portes de Fer. Cela ne pris guère de temps. Déjà, nous pouvions distinguer la Tabula Trajana, immense plaque de marbre rappelant l'époque Romaine et, un peu plus loin, l'entrée du défilé, bordé par des falaises aussi massives qu'abruptes. Nous arrivions aux Portes de Fer, qui s'étendent sur plus de 100km. A peine les premiers mètres étaient ils dernière nous qu'il était devenu impossible de ne pas faire le rapprochement entre ce lieu et celui décrit par J.R.R. Tolkien dans la Communauté de l'Anneau. Une partie de l'historie est narrée sur un fleuve immensément petit par rapport aux falaises qui le bordent. Viens alors le moment où les falaises sont remplacées par deux statues de rois plus grande encore, marquant l'entrée vers un nouveau royaume. Et nous virent et vécurent la même chose, peut-être seulement un petit peu moins imagé. En effet, après sorti du premier défilé, sur notre droite, se trouvait taillée dans la roche, la face blême du roi Décébale.


Toute l'après-midi, défilés et falaises se succédèrent sans nous laisser de répits. Au cours de ce photo tour, j'ai déjà eu l'occasion de vous témoigner à quel point l'on se sentait petit face aux quelques merveilles du monde qui ont déjà été évoqué ici. Mais c'est là la première fois que cette impression de démesure et de gigantisme était si largement suggérée à mon esprit, et ce par la nature elle-même. Ce paysage était vierge de toute action de l'Homme. Bien que l'ont voit des habitations disséminées tout du long, elles n'affectent en aucun cas la rencontre entre les deux massifs montagneux que sont les Carpates et les Monts Balkans. Quand enfin nous sortîmes de ce lieu unique au monde, ce fut avec regret car nous savions que tout serait fade à côté de ça et que nous ne reviendrions probablement pas.


L'après-midi était déjà bien avancé, c'est pourquoi nous ne tardâmes pas à nous préparer pour la soirée de Gala qui s'offrait à nous ce soir. Chemises et talons hauts étaient de rigueur, autant que le champagne et le foie gras.


Le chef cuisinier et son équipe avaient, pour l'occasion, préparé le meilleur de la gastronomie que cette croisière connaîtrait, vin d'excellence à l'appui. Suite à quoi, la soirée s'acheva autour de la piste de danse au son des plus grands classiques. Le tout se déroulant en même temps qu'un des plus marquants coucher de soleil que j'eu la chance de voir dans ma vie. Décidemment, quelle journée, portée par la nature et ses merveilles. On se couche encore ébahi, mais surtout humble face à de telles créations.


CroisiEurope utilise des cookies afin de vous permettre de profiter de services et offres adaptés à vos besoins. En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l’utilisation des cookies. Pour plus de détails, cliquez sur "En savoir plus".