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Publié le : 19/07/2014

Voyage en Normandie un jour de fête

Au matin, Rouen, où nous avions passé la nuit, était déjà loin derrière nous, puisque le M.S. Botticelli avait poursuivit sa croisière le long de la Seine. Dorénavant, nous étions enfoncés dans les terres de la campagne normande, le jardin vert de la France. Le début de la visite en autocar fut l'occasion d'expliquer cette appellation : la Normandie est une terre agricole très fertile, on y trouve des céréales, du bétail -souvent des vaches laitières-, et énormément d'arbres fruitiers comme les pommiers, d'où le fameux cidre normand.


Mais l'excursion en bus de ce matin n'avait pas pour seul objectif de nous faire visiter les terres agricoles normandes, en réalité nous roulions déjà sur la route des Abbayes. Et la première d'entre elles était celle de Jumièges, considérée par beaucoup comme la plus belle ruine de France.


A ses pieds, on comprend aisément pourquoi. Cette abbaye, du style roman normand est inspirée de la cathédrale de Notre-Dame à Paris, c'est pourquoi on retrouve en façade deux impressionnantes tours blanches hautes de 45 mètres. La nef, avec ses murs de 25 mètres, était la plus haute de Normandie à son époque. On s'abandonne alors à imaginer combien cette abbaye pouvait être magnifique, au paroxysme de sa gloire. Le temps de vagabonder entre les blanches ruines, savamment conservées et entretenues, et nous repartions. 


Un peu plus tard, nous arrivions à la seconde abbaye que nous visiterions, celle de Saint-Wandrille, dotée d'une particularité. De fait, cette abbaye accueille également un monastère, fort de 40 moines à ce jours, âgés de 25 à 90 ans. 


Malheureusement, sa visite n'était pas autorisée mais seule un rapide aperçu de la cour intérieure et des locaux fut permis. Suite à quoi nous avons poursuivi notre chemin le long du monastère pour arriver dans une zone de silence entourant les vestiges de l'abbaye. De taille plus restreinte, elle est issue du même style architecturale que celui emprunté à Jumièges. La seule différence est, qu'ici, c'est toujours encore un lieu de culte avant d'être une attraction touristique. C'est d'ailleurs pourquoi une partie de l'abbaye semble encore être habitée et utilisée par les moines.


L'après-midi se poursuivit sur le M.S. Botticelli dès l'heure du repas. Au programme, après-midi de navigation qui vint compléter l'escapade en autocar du matin où nous avions eu l'occasion de passer par quelques villages typiques de la région. Maintenant, c'est à bord du navire, sur les confortables transats du pont soleil, que nous voyions défiler les traditionnelles maisons normandes à toit de chaume et au colombage apparent. Cette douce et paisible navigation fut tout à coup pimenté par un évènement exceptionnel, n'ayant lieu qu'une fois par an. Aujourd'hui nous étions le 14 juillet, jour de fête nationale en France. En cet honneur, les verres de champagne s'entrechoquant résonnèrent en même temps que la Marseillaise, hymne national, dans le salon bar.


Plus tard, non loin d'Honfleur, les passagers encore éveillés eurent droit, sur les coups de 23h, au feu d'artifices traditionnel du 14 juillet depuis la Seine. Entre celui du Havre et celui d'Honfleur, notre destination, nous n'avions qu'à choisir lequel des deux nous voulions admirer le temps de quelques minutes. Puis le spectacle s'acheva en un remarquable final et les dernière lueurs artificielles disparurent en même temps que leurs reflets dans l'eau. C'était là un jour de chance pour les passagers qui, n'étant pas tous Français, ne s'attendaient pas à ça en ce levant au matin du 14 juillet.


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